Posted by Philippe on August 29, 2017

Texte et photo de la Nouvelle République:

Châtellerault. Le pêcheur de 44 ans retrouvé mort jeudi dans le lac de la forêt s’est bien noyé, d’après l’autopsie pratiquée hier. Un témoin raconte.

Deux heures. C'est le temps qu'il aura fallu aux secours, jeudi après-midi, pour retrouver le corps d'un pêcheur dans le lac de la forêt de Châtellerault (lire hier), sous les yeux médusés de nombreux passants.

D'après le parquet, l'autopsie pratiquée hier a confirmé la thèse accidentelle ; en l'occurrence une noyade. L'homme – un Châtelleraudais de 44 ans – aurait-il été victime d'un malaise ? Selon nos informations, il avait des ennuis de santé qui pourraient, en partie, expliquer la tragédie.

" Soudain il a coulé à pic "

Une chose est sûre, ça n'était pas un novice : « C'était un gars sérieux, qui savait pêcher, qui connaissait très bien le lieu. Je le voyais ici régulièrement », nous raconte un pêcheur.
L'homme, venu avec l'un de ses amis, avait installé son campement mardi soir à l'extrémité de la zone de baignade. Il comptait y rester trois à quatre jours.
Jeudi, peu après 15 h, alors qu'il était positionné au bord du rivage, torse nu (il faisait chaud), il aurait décidé d'aller réamorcer ses quatre cannes « contre l'avis de son collègue ».
« On était positionné juste en face, de l'autre côté du lac, raconte un témoin de la scène. On l'a vu avancer dans l'eau à la nage, sur le dos, un seau à la main. Visiblement, c'était un bon nageur. Soudain, alors qu'il était à l'extrémité des lignes, à une quarantaine de mètres du rivage, il a coulé à pic. Deux minutes après, il n'était toujours pas remonté à la surface. »
Notre témoin continue : « J'ai pris le bateau en urgence pour aller à sa rencontre. Son collègue, qui était de l'autre côté, aussi. On a appelé les secours, on a plongé pour essayer de le retrouver. En vain. On n'y voit rien, il y a un peu plus de deux mètres de profondeur à cet endroit-là… Il a eu d'autant moins de chance que quatre jours avant, il y avait encore des maîtres-nageurs à surveiller le lac (1). Ça aurait peut-être permis de le repêcher à temps. »
Les pompiers ont dû déployer de gros moyens pour retrouver le corps. « Il y avait une dizaine de véhicules de secours, plusieurs voitures de police, c'était impressionnant », explique notre témoin.
La nouvelle a jeté un froid chez les (nombreux) carpistes du lac. « Après ça, on réfléchit à deux fois avant de se mettre à l'eau », témoigne l'un d'eux, hier, encore « sous le choc ».

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